Nos présidents de la République Française depuis Napoléon III jusqu'à Nicolas Sarkozy
26/10/2009
2ème République
NAPOLEON III
(10 décembre 1848 - 2 décembre 1851)

Louis-Napoléon Bonaparte est né en 1808. C'est le neveu et l'héritier de Napoléon 1er.
Il tente à deux reprises de renverser le pouvoir en 1836 et 1840, ce qui le conduit à l'exil. La révolution de 1848 et l'avènement de la République l'autorise à regagner la France. Il se présente à l'élection de la Présidence de la République du 10 janvier 1848 et est élu avec 5 400 000 voix contre Cavaignac ( 1 500 000 voix).
Son règne se caractérise par son autoritarisme et par l'élimination de ses principaux opposants (démocrates comme conservateurs). Il est à l'origine d'une nouvelle constitution qui maintient nominalement la République mais qui renforce considérablement les prérogatives du président.
Les 21 et 22 novembre 1852 il organise un plébiscite qui va rétablir l'Empire.
3ème République
Adolphe THIERS
(18 août 1871 - 24 mai 1873)

Louis Adolphe Thiers est né à Marseille le 15 avril 1797, licencié en droit, il commence sa carrière politique dans l'opposition à Charles X. Il est élu député d'Aix-en-Provence en août 1848 puis occupe plusieurs postes ministériels.
Il est deux fois président du conseil en 1836 et 1840 où il défend une politique en opposition avec le roi. Réélu député après la révolution en 1848, il soutient la candidature de Louis-Napoléon Bonaparte, puis s'en écarte par la suite. A partir de 1869 il s'oppose fermement à la politique de Napoléon III.
En 1871, après la défaite de Sedan contre l'Allemagne, il est élu chef du pouvoir exécutif de la République Française et est de ce fait à la fois chef de l'Etat et du gouvernement. C'est lui qui impose la ratification du traité de Francfort qui permet le rattachement à l'Allemagne de l'Alsace et de la Lorraine. Après une période de violence (insurrection et répression de la Commune en mai 1871), Thiers obtient par la majorité conservatrice de l'Assemblée nationale le titre de président de la République le 31 août 1871. En 1873, la droite qui lui reproche de pérenniser la République le contraint à démissionner de ses fonctions (24 mai 1973). Il finit sa carrière politique comme opposant aux monarchistes au sein de l'Assemblée.
MAC-MAHON
(24 mai 1873 - 30 janvier 1879)

Mac-Mahon est né le 13 juillet 1808 dans une famille d'origine irlandaise. Après diverses campagnes à l'étranger il est nommé gouverneur général de l'Algérie. Après la défaite de Sedan il organise la répression contre la Commune de Paris.
Il se fait élire Président de la République lorsque Thiers démissionne ; sa présidence est symbolisée par le thème de l'ordre moral. En 1875 il fait voter des lois constitutionnelles qui instaurent pour sept ans à la majorité absolue des élus le Président de la République.
Les élections de 1876 et de 1879 qui se caractérisent par la victoire des républicains provoquent la démission de Mac-Mahon en 1879.
Jules GRÉVY
(30 janvier 1879 - 2 décembre 1887)

Jules Grévy est né dans le Jura dans une famille bourgeoise. Après des études de droit, il plaide pour les opposants aux monarchistes. Sous la République de 1948 il est élu député du Jura et participe aux préparatifs de la constitution.
En 1876 il devient Président de l'Assemblée nationale et il est élu Président de la République le 30 janvier 1879 après la démission de Mac-Mahon. Son élection scelle définitivement la République. Il aura une influence limitée sur le gouvernement et se montrera toujours très discret dans ses fonctions. Il est réélu en 1885 mais se trouve impliqué par le scandale des trafics d'influence et de décorations orchestré par son gendre D.Wilson. Il démissionne le 2 décembre 1887.
Sadi CARNOT
(3 décembre 1887 - 24 juin 1894)

Marie-François Sadi Carnot est né le 11 août 1837 à Linange. Fils de Lazard Carnot, lui-même homme politique de gauche, ancien ministre et député, Sadi-Carnot est ancien élève de Polytechnique et de l'école des Ponts et Chaussées.
Il est nommé préfet de la Loire inférieure par le gouvernement provisoire en 1871 puis il est élu député de la Cote d'Or. Il devient sous-secrétaire d'Etat puis ministre des Travaux Publics (1880), ministre du Commerce, puis des Finances (1885). Elu Président de la République après la démission de J.Grevy le 3 décembre 1887, il cherche à donner une image forte de la France et de la République.
Il est assassiné par un anarchiste italien à Lyon le 25 juin 1894.
Casimir PERIER
(26 juin 1894 - 15 janvier 1895)

Jean Casimir-Perier est né le 8 novembre 1847 à Paris dans une famille de notables dauphinois. Son grand-père fut premier ministre de Louis-Philippe et son père député et ministre. Jean Casimir-Perier se distingue dans la guerre de 1870.
Il travaille dans le cabinet de son père, nommé ministre de l'intérieur sous la présidence de Thiers.
Elu député de l'Aube en 1876, il devient sous-secrétaire d'Etat à l'instruction publique, puis sous-secrétaire d'Etat à la guerre. Il est Président de la chambre des députés en janvier 1893, Président du conseil de décembre 1893 à mai 1894 puis redevient Président de la Chambre.
Aprèsl'assassinat de Sadi Carnot il apparaît comme l'homme qu'il faut pour occuper les fonctions de Président de la République et pour rassurer l'opinion. Il est élu à 47 ans le 27 juin 1894 au premier tour.
Il fut par la suite durement critiqué par les socialistes et la presse populaire, ce qu'il supporta mal. Il préfère démissionner et se retirer de la vie politique.
Félix FAURE
(17 janvier 1895 -16 février 1899)

Félix Faure est né le 30 janvier 1841 à Paris dans une famille d'artisans.
Après avoir commencé sa vie professionnelle comme ouvrier, il la poursuivit dans le commerce. Il commence sa carrière politique en 1881 année où il est élu député. Régulièrement réélu il occupe par la suite plusieurs postes ministériels. Il est élu Président de la République le 17 janvier 1895 avec les voix des républicains modérés et des monarchistes. Sa politique favorisa l'expansion coloniale avec l'annexion de Madagascar.
Il a joué un rôle important dans l'affaire Dreyfus en s'opposant à la révision du jugement.
Il meurt d'une hémorragie cérébrale le 16 février 1899.
Emile LOUBET
(18 février 1899 - 17 janvier 1906)

Emile François Loubet est né le 31 décembre 1838 à Marsanne (Drôme) dans une famille d'agriculteurs.
Maire de Montélimar depuis 1870 il est élu député en 1876, puis sénateur en 1885. Il occupe plusieurs postes ministériels puis est élu Président du sénat en 1896. Après la mort de Félix Faure, soutenu par la gauche et les modérés, il est élu Président de la République le 18 février 1899. Il prend position pour la révision du procès Dreyfus et accepte de le gracier. Il est durement critiqué par les nationalistes qui organisent de nombreuses manifestations. Il a néanmoins une présidence discrète, laissant gouverner Emiles Combes et Waldeck-Rousseau.
Il se retire à Montélimar dès la fin son mandat en 1906.
Armand FAILLIERES
(18 janvier 1906 - 16 janvier 1913)

Armand Clément Fallières, fils d'un greffier de justice de paix est né le 6 novembre 1841 à Mézin (Lot et Garonne). Il fait des études de droit et s'inscrit au barreau de Nérac. Il est élu député en 1876, devient sous-secrétaire d'Etat en 1881 et occupe ensuite plusieurs postes ministériels. En 1890 il est élu sénateur et occupe le poste de Président du sénat à partir de 1899. Candidat de la gauche aux présidentielles de 1906, il est élu au premier tour le 17 janvier.
Il conduisit une politique de "laïcisation" et chercha à se montrer proche des Français.
Il contribua à renforcer l'armée française à l'approche de la guerre tout en essayant de jouer un rôle de conciliateur.
Il quitte la vie politique à la fin de son mandat.
Raymond POINCARE
(16 janvier1913 - 16 janvier 1920)

Raymond Poincaré est le né le 20 aut 1860 à Bar-le-Duc, en Lorraine. AprÀs des études de droit et de lettres il devient clerc d'avoué.
En 1886 il est engagé dans le cabinet de Jules Develle au ministère de l'Agriculture. Il est élu par la suite député de Commercy et se spécialise sur les questions financières. Il est nommé ministre de l'Instruction Publique (1893), puis des Finances (1894) et de nouveau de l'Instruction Publique.
Apr»s quelques années passées en retrait de la vie politique, il est élu sénateur en 1903. En 1912, le Président de la République Fallières, inquiet d'une instabilité parlementaire qui affaiblissait la France au moment de la guerre lui demande de former un gouvernement durable avec des hommes représentatifs des principales tendances de la Chambre. Il se réserve dans ce gouvernement les Affaires Etrangères et en profite pour renforcer les liens de la France avec ses alliés anglais et russe.
Il est élu Président de la République le 17 janvier 1913 avec les voix des modérés et de la droite. Pendant la guerre son action est largement effacée et le Président du Conseil, Georges Clémenceau dirigea le pays sans consulter Poincaré. Ce dernier n'a eu en effet aucune influence ni sur les opérations militaires ni sur le traité de paix.
Il termine sa vie politique comme sénateur en juillet 1929.
Paul DESCHANEL
(17 janvier 1920 - 21 septembre 1920)

Paul Deschanel est né le 13 février 1855 à Schaerbeek-les-Bruxelles, ville où son père était exilé après le coup d'Etat du 2 décembre 1851. De retour en France il passe une licence de lettre et se mêla à la vie politique de la capitale.
Avec la République il fit carrière comme préfet.
A partir de 1885 il est constamment réélu député d'Eure-et-Loire.
Il n'adhéra jamais à aucun groupe dans la Chambre des députés mais ses positions de républicain modéré, conservateur, en fait le candidat idéal de la majorité "Bleu horizon" des élections de 1919, hostile à Clémenceau. Il est élu Président de la République le 17 janvier 1920. Mais de graves troubles psychologiques le font démissionner le 21 septembre 1920.
Alexandre MILLERAND
(23 septembre 1920 - 11 juin 1924)

Alexandre Millerand est né le 10 février 1859 à Paris dans une famille de commerçants. Il fait une carrière d'avocat au barreau de Paris comme spécialiste des questions de droit du travail. Il est élu député de Paris en 1885 sous l'étiquette radical-socialiste.
Il fut nommé ministre du Commerce en 1899 par Waldeck-Rouseau ce qui entraîne une polémique car il côtoye au gouvernement un homme comme Gallifet qui avait réprimé les Communards. Millerand est alors exclu de la fédération socialiste en 1904 et il s'écartera par la suite de l'extrême-gauche.
Motivé par les questions de défense du pays, il contribue à rallonger la durée du service militaire et est deux fois ministre de la Guerre (janvier 1912-janvier1913 et août 1914-octobre 1915). Il est nommé commissaire général de la République en 1919 avec pour mission de réintégrer l'Alsace-Lorraine dans le territoire français.
En novembre 1919, il est élu député du Bloc national républicain qui regroupe les principales composantes de la droite. Il devient dans la foulée ministre des affaires étrangères.
Le 22 décembre 1920, il succède à Paul Deschanel comme Président de la République (élu au premier tour).
Ayant une conception large de ses compétences, ses relations furent difficiles avec les présidents du conseil, particulièrement A.Briand et R.Poincaré. Le triomphe du "cartel des gauches" aux élections législatives de mai 1924, alors que Millerand a pris parti pour le "Bloc national" le pousse à démissionner le 11 juin 1924.
Il est par la suite élu sénateur de la Seine en 1925.
Gaston DOUMERGUE
(13 juin 1924 - 12 juin 1931)

Gaston Doumergue est né le 1er août 1863 à Aigues-Vives (Gard) d'une famille de cultivateur. Il fait des études de droit à Paris et s'inscrit en 1885 au barreau de Nimes. Il devient député du Gard en 1893 et se joint au groupe Radical.
Spécialiste des questions coloniales, il est nommé ministre des Colonies par E.Combes (1902/1905). Il occupe ensuite les fonctions de ministre du Commerce, de l'Industrie et du Travail (1906/1909), puis ministre de l'Instruction Publique (1909.1910). Il devient sénateur du Gard avant de devenir en 1913 Président du Conseil, à la tête d'un gouvernement d'entente républicaine dans lequel il détient le portefeuille des Affaires Etrangères. Il occupe ce portefeuille au début de la guerre (après une brève démission) avant de le troquer pour celui des Colonies (1915/1917). En 1923, il est nommé Président du sénat.
Pour succéder à Millerand qui vient de démissionner après la victoire du "cartel des gauches" en 1924, la droite et le centre vont soutenir Doumergue contre le candidat de la gauche. Il l'emporte au premier tour (515 voix sur 860). Allié avec R.Poincaré il est partisan d'une politique de fermeté vis-à-vis de l'Allemagne et cherche à renforcer le potentiel militaire de la France.
G.Doumergue se retire en province, à la fin de son mandat (juin 1931). Rappelé par A.Lebrun pour former un gouvernement de trève, d'apaisement et de justice après les émeutes de février 1934, son retour est néanmoins un échec et il démissionne en novembre 1934.
Paul DOUMER
(13 juin 1931 - 6 mai 1932)

Paul Doumer est né le 22 mars 1857 à Aurillac d'une famille modeste.
Etudiant en mathématique et en droit, il commence sa vie professionnelle comme professeur de mathématique. Participant à des journaux radicaux, il est ensuite élu au conseil municipal de Saint-Quentin en 1883, puis député de Laon en 1888. Spécialiste des questions budgétaires à la Chambre, il devient ministre des Finances (1895-96).
Il occupe par la suite les fonctions de gouverneur général de l'Indochine de 1897 à 1902, puis, revenu en France, il est Président de la Chambre en 1905. En 1912, il est élu sénateur de Corse, et de 1927 à 1931 il préside le Sénat. En 1931, soutenu par la droite, il est élu Président de la République contre Aristide Briand, le 13 mai. Il doit alors faire face à la crise économique qui s'aggrave et à de nombreuses crises politiques.
Le 6 mai 1932, il est assassiné par un déséquilibré.
Albert LEBRUN
(10 mai 1932 - 9 juillet 1940)

Albert Lebrun est né le 20 août 1871 à Mercy-le-Haut (Meurthe et Moselle) dans une famille de cultivateurs. Après des études à Polytechnique puis l'école des Mines il devient ingénieur du corps des Mines.
Il est élu en 1900 député de Briey sous l'étiquette républicain de gauche. Vice-Président de la Chambre des députés en 1913, il occupe par la suite le ministère des Colonies. Après un bref intermède comme commandant d'artillerie de réserve, il est rappelé à la Chambre (1915) pour occuper en 1917 le portefeuille des régions libérées (1917/1919). Il est ensuite élu sénateur en 1920, puis Président du Sénat en 1931.
Il est élu Président de la République le 10 mai 1932 sans opposant à la suite de l'assassinat de P.Doumer afin de donner à cette élection une impression d'unité nationale. Il sera un Président discret, sa seule initiative marquante étant le rappel de G.Doumergue comme chef du gouvernement en 1934. A la fin de son premier mandat et après des hésitations il se représente contre l'opposition. Il est réélu au premier tour.
En 1940 pendant la débâcle, bien qu'il souhaite continuer la lutte en Afrique du Nord, il fait appel au Maréchal Pétain. Il ne s'oppose pas à la révision constitutionnelle prônée par Laval. Pétain obtient les pleins pouvoirs le 10 juillet 1940 et l'art 2 de la loi du 25 février 1875 relatif au Président de la République est abrogée. Lebrun doit alors se retirer. A la fin de la guerre Lebrun qui n'avait pourtant pas démissionné ne retrouvera pas ses fonctions comme il l'avait espéré.
Le gouvernement de Vichy et PETAIN

Après la guerre, gouvernement provisoire du 13 janvier 1946 au 16 janvier 1947 avec:
Charles DE GAULLE

Félix GOUIN
Georges BIDAULT

Vincent AURIOL

Léon BLUM
(18 décembre 1946 - 16 janvier 1947)
4ème République
Vincent AURIOL

Vincent Auriol est né en 1884 à Revel (Haute-Garonne).
Après des études de droit et de philosophie, il s'inscrit au barreau de Toulouse ou il se spécialise dans les conflits du travail. En 1909 il participe au lancement d'un journal, Le midi socialiste. A partir de 1917 il est constamment réélu député socialiste à Muret. Il se distingue à la Chambre sur les questions financières et relatives aux réparations allemandes.
Au Congrès de Tours, où se produit la scission du parti socialiste et la création du parti communiste, il choisit de rester à la SFIO.
Avec le succès du front populaire de 1936 il est nommé par Léon Blum ministre des Finances. En 1940 Auriol est l'un des 80 députés qui refusent les pleins pouvoirs à Pétain.
Pendant la guerre, condamné à rester assigné à résidence, il préfère entrer dans la clandestinité puis rejoint De Gaulle à Londres.
Il est élu membre de l'assemblée consultative provisoire en 1945, participe au gouvernement de De Gaulle, puis élu député en 1946 et désigné comme président de la première assemblée de la IVème République.
Le 16 janvier 1947 le Congrès regroupant les deux chambres le fait élire président de la république. Il est le premier président de la République socialiste. Il s'appliqua à répondre aux préoccupations des français. Il eut néanmoins une influence importante sur l'action de l'Etat notamment en politique étrangère.
Il ne se représente pas au terme de son mandat et 1953 et se retire de la vie politique.
René COTY

René Coty est né au Havre le 20 mars 1882.
Après des études de droit il s'inscrit au barreau du Havre où il se spécialise en droit commercial et maritime. Bien que reformé Coty s'engage en 1914, fait toute la guerre et reçoit la croix de guerre.
Aidé par J. Siegfried député-maire de Havre, il entre au conseil municipal de cette ville, puis à la mort ce dernier, il prend sa place à la Chambre. Constamment réélu, il passe ensuite au sénat en 1935. Il critique l'expérience du Front populaire et évolue vers la droite.
Il vote en 1940 pour l'octroi des pleins pouvoirs à Pétain.
Après la guerre il est élu aux deux assemblées constituantes et il cherche à renforcer l'exécutif et à accroître les pouvoirs du sénat. Il travaille brièvement auprès de R. Schuman (ministre de la reconstruction) et revient au Conseil de la république (Ex sénat).
Le 17 décembre 1953 le Congrès se réunit pour désigner le successeur de V. Auriol et après douze tours sans résultat Coty soutenu par les modérés est finalement élu. Coty doit faire face à la guerre d'Algérie et à une succession de crises ministérielles.
Le 13 mai 1958, l'investiture de P. Pflimlin (suspecté de sympathie avec la rébellion algérienne) provoque un putch militaire en Algérie. R. Coty fait alors appel à De Gaulle qui est élu président du conseil. De Gaulle fait alors voter par référendum une nouvelle constitution qui marqua la fin de la IVème république. Coty met alors fin à ses fonctions et se retire au Havre.
5ème République
Charles DE GAULLE
(8 janvier 1959 - 28 avril 1969)

Charles De Gaulle est né à Lille le 22 novembre 1890.
Après des études à Saint-Cyr, il s'illustre pendant la guerre de 1914-1918, notamment sous les ordres de Pétain. Il travaille ensuite auprès de ce même Pétain au Conseil supérieur de la Défense nationale. Il défend alors dans des ouvrages militaires une conception de la guerre basée sur la mobilité, s'opposant ainsi avec la politique de l'état-major.
Nommé colonel en 1937, il est affecté en Alsace, à la tête d'une division de blindés avec laquelle il remporte des succès militaires en 1940. Il est alors nommé général temporaire. Le 5 juin 1940 le chef du gouvernement Reynaud le charge du sous-secrétariat à la Guerre et à la Défense.
Avec Churchill il envisage dès cette époque la continuation de la guerre à L'Allemagne hors de la Métropole. Quand l'armistice est signé De Gaulle part à Londres d'où il lança le fameux appel du 18 juin. Avec les français exilés à Londres il rallie l'Afrique tropicale. Grâce à l'appui de la résistance française de l'intérieur, il est pris au sérieux par Roosevelt comme chef de la lutte armée française.
Il devient au moment du débarquement chef du gouvernement provisoire de la République française et son retour à Paris est un triomphe le 25 août 1944. L'assemblée constituante élue en novembre 1945 le confirme comme chef du gouvernement provisoire. Il souhaite la mise en place d'une république présidentielle, mais se heurte à une forte hostilité à ce projet et il préfère démissionner.
Lors d'un discours à Bayeux, le 16 juin 1946, De Gaulle se prononce contre la IVème République.
Il crée en avril 1947 le Rassemblement du Peuple Français et remporte de grands succès électoraux aux municipales de 1947 et aux législatives de 1951 mais sans pouvoir trouver une majorité à la Chambre. Il se retire alors à Colombey-les-Deux-Eglises où il écrit notamment ses Mémoires de guerre.
Lors des évènements de 1958, les généraux qui déclenchèrent le putsch à Alger lancent un appel à De Gaulle. Considéré comme le seul homme pouvant faire face à cette crise. R. Coty le rappelle à la tête du gouvernement et il reçoit une large majorité à la Chambre le 1er juin 1958. Dès septembre 1958 un projet de constitution est présenté par référendum et est adopté avec 80% de oui. Il est élu dans la foulée Président de la République et est en janvier le premier président de la Vème République.
Avec Michel Debré pour premier ministre il s'occupe en premier lieu du règlement de la guerre d'Algérie et de la reconnaissance de l'indépendance de ce pays.
Il cherche à redresser l'économie (par la rigueur budgétaire, la création du franc lourd...).
En avril 1962 Pompidou remplace Debré comme premier ministre. De Gaulle qui désirait renforcer l'autorité présidentielle fait voter par référendum une reforme constitutionnelle promulguant l'élection du président de la république au suffrage universel. Son action fut constamment guidée par le souci de rendre à la France son rang de grande puissance internationale.
Il chercha à moderniser le pays en profitant de l'expansion économique. Au niveau de la politique étrangère, De Gaulle contribua à un rapprochement avec la Chine et l'URSS, empêcha l'adhésion de la Grande-Bretagne à la CEE, conclut des accords de coopération avec l'Allemagne. Il fait par ailleurs retirer la France de l'Alliance Atlantique.
Il se fait réélire aux élections présidentielles de 1965, mais n'obtient que 55% des voix face au socialiste Mitterrand au second tour.
Lors de la crise de mai 68, De Gaulle a envie de se retirer, mais la grande victoire de la droite aux élections de 1968 (qui suivit la dissolution de l'Assemblée nationale) le rassure.
L'année suivante le 27 avril 1969, il propose un référendum sur la régionalisation de la France qui est repoussé par 53,2% des suffrages.
Il démissionne alors et se retire de la vie politique à Colombey-les-Deux-Eglises.
Georges POMPIDOU
(20 juin 1969 - 2 avril 1974)

Georges Pompidou est né à Montboudif (Cantal). Etudiant à Normale supérieure, il est reçu premier à l'agrégation de Lettres en 1935. Il est promu alors professeur de lycée à Marseille puis à Versailles.
Pendant l'occupation il occupe cette profession sans prendre part à la résistance. A la libération un ami le fait rentrer dans le cabinet de De Gaulle, chargé des questions de l'information et de l'éducation. Il devient ensuite auditeur au Conseil d'Etat, secrétaire général de la Fondation Anne de Gaulle (avril 1946), puis chef du cabinet de De Gaulle (avril 1948).
En 1953 alors que De Gaulle s'est retiré de la vie politique il rentre à la banque Rothchild. Il reprend le titre de directeur de cabinet de De Gaulle au retour politique de celui-ci en 1958. Il est alors nommé ministre des Finances par De Gaulle et il entrera en contact avec le Gouvernement Provisoire de la République Algérienne pour préparer les négociations qui mettront fin à la guerre d'Algérie. En 1962 Pompidou devient premier ministre de De Gaulle et occupe ce poste jusqu'en 1968.
Il s'efforce de moderniser l'économie et de stabiliser le franc. Il doit faire face à la crise de mai 68, où il tente de jouer l'apaisement. Les négociations avec le patronat et les syndicats mèneront aux accords de Grenelle (26 mai) qui portent sur les salaires, les conditions de travail et la liberté d'expression dans l'entreprise.
Après la dissolution de l'Assemblée nationale en juin 1968 à la suite de ces événements, la droite remporte les élections mais De Gaulle choisit Couve de Murville comme Premier Ministre. Après la démission de De Gaulle Pomdidou est candidat aux élections présidentielles avec le soutien des gaullistes et des républicains indépendants. Il l'emporte facilement contre Alain Poher au second tour. Jacques Chaban-Delmas est nommé Premier ministre.
Durant son mandat il prend une part active à la politique intérieure (modernisation industrielle, développement culturel, programme énergétique) et extérieure (arrivée de la Grande-Bretagne dans la CEE). Chaban-Delmas démissionne en 1972 et est remplacé par Pierre Messmer. Atteint par une maladie incurable, Pompidou décède en 1974 pendant son mandat.
Valéry GISCARD D'ESTAING
(27 mai 1974 - 21 mai 1981)

Valéry Giscard d'Estaing est né le 2 février 1926 à Coblence en Allemagne.
Après des études brillantes ( polytechnique, ENA) entrecoupées d'un engagement aux campagnes d'Alsace et dýAllemagne (il eut la croix de guerre), il devient inspecteur des finances. En 1954 il entre au cabinet d'Edgar Faure, alors ministre des Finances où il devient directeur adjoint. Il suit ce dernier quand il est élu Président du Conseil. Giscard est ensuite élu député le décembre 1955 dans la deuxième circonscription du Puy-de-Dôme et s'inscrit à l'Assemblée nationale dans le groupe d'Antoine Pinay (droite modérée). En juin 1958 il vote pour l'investiture du gouvernement De Gaulle.
Le 9 janvier 1959 il devient le plus jeune membre du gouvernement de De Gaulle à 32 ans comme secrétaire dýEtat au Budget. Le 19 janvier 1962 Debré le nomme ministre des Finances fonction qu'il conserve jusqu'en 1966.
Il retourne à l'inspection des finances tout en gardant des liens étroits avec la vie politique. Réélu député en 1967 il prend la tête du groupe des Indépendants à l'Assemblée nationale et est élu à la présidence de la commission des Finances.
En 1969, lors du référendum sur la régionalisation Giscard prend position contre De Gaulle. Après la démission de ce dernier, Giscard fait campagne pour Pompidou avec l'assurance de retrouver sa fonction de ministre des Finances. Un proche de Pompidou, Jacques Chirac deviendra secrétaire d'Etat au Budget. Giscard orchestre alors la dévaluation du franc (août 1969) et lance lýemprunt Giscard.
A la mort de Pompidou il se porte candidat contre Mitterrand à l'élection présidentielle. Il l'emporte avec 50,81% des suffrages exprimés. J.Chirac est nommé premier ministre.
Quelques réformes marques seront appliquées: droit de vote à 18 ans, légalisation de l'I.V.G., réforme de l'ORTF...
Le gouvernement doit faire face à la croissance du nombre de chômeurs (1 million en 1975) et à des conflits politiques. Chirac démissionne en août 1976 et est remplacé par R.Barre. Ce dernier se consacrera aux problèmes économiques tandis que Giscard s'occupera des affaires extérieures, notamment du rapprochement avec l'Afrique et des problèmes communautaires.
Affaibli notamment par l'affaire des cadeaux que l'ancien empereur de Centrafrique lui avait offerts ("les diamants de Bokassa"), Giscard est battu aux élections présidentielles par François Mitterrand en 1981. .
François MITTERAND
(21 mai 1981 - 17 mai 1995)

François Mitterrand est né le 26 octobre 1916 à Jarnac (Charente) .
Il est militant à la Jeunesse Etudiante Chrétienne, puis aux Volontaires Nationaux (mouvement de jeunesse des Croix de Feu, ligue nationaliste). Il fait des études de droit et de sciences politiques et devient titulaire d'un diplôme d'étude supérieure de droit public.
Blessé en 1940, prisonnier, il s'évade en décembre 1941 et rejoint Vichy où il travaille notamment pour le commissariat général aux prisonniers. Il s'engage dans la Résistance lors de l'entrée des allemands dans la zone libre.
En 1945 il adhère à l'Union Démocratique et Socialiste de la Résistance, groupement organisé par différentes organisations de la Résistance.
Il est élu député de la Nièvre en 1946 sur un programme modéré. En janvier 1947 il est nommé ministre des anciens combattants dans le cabinet de Paul Ramadier, puis obtient ministre de la France d'Outre-mer.
En 1951 il prend le contrôle de l'UDSR. Nommé ministre de l'Intérieur dans le gouvernement de Mendes France il cherche à faire évoluer le statut des musulmans. Mais lors des débuts de l'insurrection algérienne il se déclare favorable à l'Algérie française.
En 1956 il devient Garde des Sceaux dans le gouvernement de Guy Mollet et il défend une attitude de conciliation en Algérie. Le retour de De Gaulle en 1958 marque la fin de l'UDSR et la défaite aux législatives. Mitterrand entre au sénat en 1959 et devient maire de Château-Chinon.
En 1965 il se porta candidat de la gauche contre De Gaulle et perdit avec 44,8% des suffrages exprimés au second tour. En 1971 il est élu secrétaire général du parti socialiste au congrès d'Epinay et signe dans la foulée le programme commun de gouvernement avec le P.C.F. et les radicaux de gauche (juin 1972). Aux élections présidentielles de 1974, Mitterrand est battu au second avec 49,19 % des voix par Giscard.
Après cette défaite les communistes brisent l'Union de la gauche. C'est sans leur soutien que Mitterrand se présente en 1981 contre Giscard (avec comme le slogan "la force tranquille") et se fait élire avec 52,22% des suffrages exprimés. Pierre Mauroy est nommé premier ministre et les élections législatives qui suivent le 14 et 21 juin 1981 permettent aux socialistes de s'assurer la majorité absolue. Quatre communistes font leur entrée dans le gouvernement de Mauroy.
D'importantes réformes sont appliquées comme l'abolition de la peine de mort, le programme de nationalisation, la création de l'impôt sur les grandes fortunes, la loi de décentralisation, la retraite à 60 ans...
La politique de relance de l'économie par la consommation, dans un contexte de récession internationale n'a cependant pas les effets escomptés et ne fait pas diminuer le chômage, tout en isolant la France de ses partenaires européens. Ceci marqua un tournant dans le premier septennat de Mitterrand qui remplace au poste de premier ministre Mauroy par Laurent Fabius (mars 1983) et passa à une politique de rigueur.
La défaite aux législatives de 1986 avec la nomination de Chirac au poste de premier ministre inaugure une première période de cohabitation. La politique économique très libérale (programme de privatisation notamment) de Chirac contribue à redorer l'image de Mitterrand et divise la droite.
Le 8 mai 1988 Mitterrand est réélu face à Chirac au second tour (54,01% des voix). La dissolution de l'Assemblée nationale permet au PS de gagner une majorité relative aux élections législatives. Michel Rocard, qui n'a jamais été un proche de Mitterrand, est nommé premier ministre.
Quelques réalisations importantes sont à relever comme l'instauration du RMI, la Contribution Sociale Généralisée...
En mai 1991 Edith Cresson remplace Rocard au poste de premier ministre. Très mal reçue par l'opinion, sans autorité sur le gouvernement elle est à son tour remplacée par Pierre Bérégovoy en avril 1992. Sa nomination n'empêcha pas la droite de remporter les élections législatives de mars 1993.
Edouard Balladur, proche de J.Chirac et ancien ministre de l'économie prend alors le poste de premier ministre. Les deux dernières années du second mandat de Mitterrand sont marquées par des scandales financiers, le suicide de Bérégovoy et par des révélations sur son passé de Vichy. Il se déclare par ailleurs atteint d'un cancer en 1993.
Jacques CHIRAC
( 17 mai 1995 - 16 mai 2007)

Né le 29 novembre 1932 à Paris 5ème. Fils de François Chirac, administrateur de sociétés, et de Madame née Marie-Louise Valette. Marié le 16 mars 1956 à Melle Bernadette( Chodron de Courceldeux enfants : Laurence et Claude).
Etudes aux Lycées Carnot et Louis-le-Grand à Paris
Diplômé de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris et de la Summer School de l'Université de Harvard (USA)
Grand-Croix de la Légion d'Honneur
Grand-Croix de l'Ordre National du Mérite
Croix de la Valeur Militaire Médaille de l'Aéronautique
Chevalier du Mérite Agricole, des Arts et des Lettres, de l'Etoile Noire, du Mérite Sportif,
Grand-croix du Mérite de l'Ordre Souverain de Malte
1957-1959
Elève de l'Ecole Nationale d'Administration
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1959
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Auditeur à la Cour des Comptes
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1962
-
Chargé de mission au Secrétariat Général du Gouvernement
-
Chargé de mission au cabinet de M. Georges Pompidou, Premier ministre
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1965-1993
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Conseiller référendaire à la Cour des Comptes
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de mars 1965 à mars 1977
-
Conseiller municipal de Sainte-Féréole (Corrèze)
-
de mars à mai 1967
-
-
1967-1968
-
Secrétaire d'Etat aux Affaires Sociales, chargé des problèmes de l'emploi (Gouvernement de Georges Pompidou)
-
1968
-
Conseiller Général du canton de Meymac, réélu en 1970, en 1976 et 1982
-
1968-1971
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Secrétaire d'Etat à l'Economie et aux Finances (Gouvernements de Georges Pompidou, Maurice Couve de Murville, Jacques Chaban-Delmas)
-
de juin à août 1968
-
Député UDR de la Corrèze
-
depuis 1969
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Trésorier de la Fondation Claude Pompidou (Association venant en aide notamment aux personnes âgées et aux enfants handicapés)
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de 1970 à mars 1979
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Président du Conseil Général de Corrèze
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1971-1972
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Ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des relations avec le Parlement (Gouvernement de Jacques Chaban-Delmas)
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1972-1973
-
Ministre de l'Agriculture et du Développement rural (Gouvernement de Pierre Messmer)
-
du 4 mars au 5 mai 1973
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Réélu Député de la Corrèze
-
1973-1974
-
Ministre de l'Agriculture et du Développement rural (Gouvernement de Pierre Messmer)
-
1974
-
Ministre de l'Intérieur (Gouvernement de Pierre Messmer)
-
27 mai 1974
-
-
de décembre 1974 à juin 1975
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Secrétaire Général de l'Union des Démocrates Républicains (UDR)
-
juin 1975
-
Secrétaire Général d'Honneur de l'UDR
-
25 août 1976
-
Présente la démission de son Gouvernement
-
de 1976 au 15 mai 1995
-
Réélu Député de la Corrèze (3ème circonscription)
-
du 5 décembre 1976 au 12 novembre 1994
-
Elu Président du Rassemblement Pour la République (RPR)
-
du 20 mars 1977 au 16 mai 1995
-
-
1er mai 1979
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Elu président de l'Association Internationale des Maires et responsables des capitales et métropoles partiellement ou entièrement Francophones (AIMF)
-
10 juin 1979
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Elu au Parlement Européen (liste défense des intérets de la France en Europe), démissionne de son mandat en 1980
-
du 20 mars 1986 au 10 mai 1988
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Premier ministre (Cohabitation)
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7 mai 1995
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Elu Président de la République Française.
-
17 mai 1995
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Installation comme Président de la République
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5 mai 2002
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Réélu Président de la République française
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16 mai 2007
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Installation de M. Nicolas SARKOZY comme Président de la République
Nicolas SARKOZY
(depuis 16 mai 2007...)

Né le 28 janvier 1955 à Paris XVIIème.
Marié - trois enfants.
Ancien avocat au barreau de Paris
Études
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Maîtrise de droit privé (1978)
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Certificat d'aptitude à la profession d'avocat (1981)
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DEA de Sciences Politiques avec mention (mémoire sur le Référendum du 27 avril 1969)
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Institut d'Études Politiques de Paris (1979-1981)
Fonctions politiques
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Conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine en 1977
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Maire de Neuilly-sur-Seine de 1983 à 2002
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Vice-Président du Conseil Général des Hauts-de-Seine, chargé de l'enseignement de la culture (1986-1988)
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Député des Hauts-de-Seine (6ème circonscription) de 1988 à 2002
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Élu Président du Comité départemental du RPR des Hauts-de-Seine le 3 mai 2000.
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Elu Président du Conseil Général des Hauts-de-Seine le 1er avril 2004.
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Ministre du Budget (1993-1995) et de la Communication (1994-1995)
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Porte-Parole du Gouvernement (1993-1995)
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Secrétaire national du RPR, chargé de la Jeunesse et de la Formation (1988)
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Secrétaire national du RPR, chargé de l'Animation, de la Jeunesse et de la Formation (1989)
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Co-directeur de la liste d'union pour les Élections européennes (1989) - Secrétaire Général Adjoint du RPR, chargé des Fédérations (1992-1993)
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Membre du Bureau Politique du RPR (depuis 1993)
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Coordonnateur et porte-parole de l'équipe de transition (10 juillet 1997) Secrétaire général du RPR (6 février 1998)
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Président par intérim du RPR (avril 1999-octobre 1999)
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Tête de la liste RPR-DL pour les Élections européennes de juin 1999.
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Ministre de l'Intérieur, de la Sécurité Intérieure et des Libertés Locales (2002/2004)
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Ministre d'Etat, ministre l'Economie, des Finances et de l'Industrie (2004 - 2005)
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Président du Conseil général des Hauts-de-Seine
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Elu président de l'UMP le 28 novembre 2004
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Ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du Territoire (mai 2005 - mars 2007)
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Candidat à l'élection présidentielle (14/01/07)
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Démissionne du gouvernement en mars 2007
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Obtient 31,18% des voix au premier tour de l'élection présidentielle le 22 avril 2007
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Élu président de la République française avec 53,06% des voix le 06 mai 2007
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Démissionne de la présidence de l'UMP le 14 mai 2007
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HISTOIRE
LES TEMPLIERS
15/7/2009
le Mystère des Templiers
La première croisade se termine en 1099 lors de la reconquête de Jérusalem. Les pèlerins s'engagent sur des routes peu sure. Vers 1118, neuf chevaliers, dont Hugues de Payns et Godefroy de St Homère, fonde « les pauvres chevaliers du Christ ». Leur mission est de protéger les pèlerins et de sécuriser les routes. Ils prononcent leurs voeux pour devenir religieux. Baudouin II, roi de Jérusalem, leur donne asile dans son palais à proximité du temple. Ils prennent alors le nom de « chevaliers du temple ».
 Saint Bernard |
En 1127 et de Payns, Godefroy, accompagnés d'autres chevaliers, reviennent en France pour recevoir la confirmation pontificale et la règle de leur ordre. Le concile de Troye est organisés le 14 janvier 1128 par le pape Honorius II et Bernard de Clairvaux (future Saint-Bernard). Ce dernier est nommé pour rédiger la règle du nouvel ordre.
En 1130, un nouvel ordre militaire et religieux constitué de moines soldat est officiellement créée, il s'agit de « l'ordre du temple », cette même année l'ordre du temple de vient l'armée régulière de Jérusalem. Hugues de Payns, fondateur de l'ordre du temple, décède vers 1136. |
En 1139, le pape Innocent II, accorde de nombreux privilèges à l'ordre du temple ; ils sont affranchis de la juridiction des évêques, ils ne doivent de compte qu'au pape en personne, en tant qu'ordres religieux ils ne sont pas soumis au paiement des taxes des seigneurs ou rois dont dépendent leurs terres.
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En 1147, la Croix-Rouge Pattée de vient l'emblème de l'ordre du temple. Dès 1148 et jusqu'en 1291, les chevaliers du temple sont présents dans de nombreux combat en Orient. Ils garantissent les routes vers la Terre sainte pour les pèlerins; ils défendent les villes chrétiennes; ils combattent les Sarrasins, les Assassins, et les Turcs pour protéger et étendre la souveraineté de l'empire chrétien en Orient. |
De nombreuses villes sur le théâtre de violents combats (Le Monde Kadmos 1148, Gaza 1149, Ascalon 1153, Montgisard 1177, Hattin 1187, Acre 1190, Damiette 1219, Gaza 1244,Mansura 1250,...) En 1291, le 15 avril, la ville d'Acre est assiégée. Plusieurs ordres religieux dont les Templiers tentent de conserver la ville mais force mise en oeuvre par les sarrasins et les Turcs sont considérables. Les pertes sont très importantes la ville tombe le 16 juin. Guillaume de Baujeu (maître de l'ordre du temple) est tué durant la bataille ainsi que 500 chevaliers ; l'ordre du temple est pratiquement détruit en Orient. L'ensemble de leurs places fortes et de leur ports seront rapidement perdus.
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 Saint Jean d'Acre |
Durant cette même période, l'ordre du temple se développe considérablement en Occident ils sont présents en France en Espagne en Italie en Allemagne en Angleterre.
Il est pratiquement impossible de rejoindre les principales villes d'Europe et de se rendre Jérusalem s'en sortir des terres ou territoires contrôlés par les Templiers. En effet de très nombreux seigneurs se joigne à l'ordre et deviennent chevaliers apportant ainsi leurs terres alors bien à l'ordre. À la fin du XIIe siècle de début du XIIIe siècle, les Templiers possèdent près de 9000 maisons. Si l'on considère que dans chaque maison il y a au moins un chevalier, l'ordre du temple au début du XIIIe siècle pouvait compter sur une armée de 9000 chevaliers. À la fin du XIIIe siècle on évalue le nombre de chevaliers à 30 000.
 Philippe IV le Bel |
De 1296 à 1303, l'ordre du temple est partagé entre le pouvoir spirituel du pape Boniface VIII qui souhaite reconquérir Jérusalem et le pouvoir temporel des rois (surtout du roi de France : Philippe Le Bel qui le rétablir l'empire de Charlemagne). Boniface VIII et Philippe Le Bel vont durant ces années « s'affronter », le pape désirant que la France se lance dans une nouvelle croisade, et Philippe Le Bel cherchant partout moyen (même en essayant de taxer les ordres religieux) d'obtenir des fonds pour financer ses tentatives d'extension du territoire Franc jusqu'au Rhin, Boniface VIII ira jusqu'à excommunier le roi de France. Le 11 octobre 1303, il est victime d'un attentat. |
Benoît XI est élu souverain pontife le 22 octobre, soucieux de ramener la paix entre la France et le Saint-Siège, il lève toute excommunication envers le roi la reine leurs enfants et les grands du royaume. En 1305 le pape Clément V est élu. Il est souvent dit que Philippe le Bel et Clément V se connaissait de longue date, Philippe le Bel aurait « favorisé » la nomination de Clément V.
Après la défaite d'Acre, et une forte insistance de Philippe le Bel, Clément V veut fusionner l'ordre du temple avec l'ordre des hospitaliers. Ces deux ordres étant à cette époque les plus importants d'Occident, il rencontre une forte opposition des deux ordres. Harcelé par Philippe le Bel ils prononcent la dissolution définitive de l'ordre du temple. Les biens dépossession considérables du Temple doivent revenir au Saint-Siège . L'ordre du temple n'avait pas que des alliés, le clergé lui reprochait son indépendance ces privilèges d'exemption et son affranchissement de toute juridiction ecclésiastique, la noblesse voyait des fonds et possessions considérables or de tout système féodal.
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En 1307,le 13 octobre, les Templiers sont arrêtés lors d'une opération massive et simultanée (même jour, mêmes heures) dans toute la France. Le 15 octobre très 107 le roi fit lire l'acte d'accusation dans le jardin du palais. Le grand maître de l'ordre Jacques de Molay est entendu le 24 octobre par les inquisiteurs du roi, il comparaîtra en tout quatre fois. À chaque fois il demandera à être conduit devant le pape. Le pape Clément V demande à Philippe le Bel de remettre les Templiers et leurs biens aux mains des cardinaux. Le roi présente devant Clément un certain nombre de Templiers qui confessent entre autres d'avoir craché sur la croix.
En 1308 le pape Clément V remet les chevaliers du temple aux mains de Philippe le Bel. Tous les Templiers sont alors arrêtés, emprisonné et interrogé par les inquisiteurs du roi. Durant les procès de nombreux chevaliers reconnaîtront les charges pour lesquelles ils ont été arrêtés. Partout en France des bûchers seront installés pour brûler les Templiers. |
 Bucher des Templiers |
En 1312 l'ordre du temple est définitivement aboli et leurs biens sont placés sous la garde du roi Philippe le Bel afin de les remettre à l'ordre des Hospitaliers.
En 1314 le procès des dignitaires du temple se termine. Jacques de Molay, grand maître du temple, et les Geoffroy de Charney, commandeur, sont brûler à Paris.
 Jacques de Molay |
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Une des principales motivations de Philippe le Bel pour la dissolution de l'ordre du temple se situe au niveau financier. Les terres, maisons, est commanderies possédees par les Templiers en France sont très nombreuses, ils possèdent une flotte maritime, et effectue le transfert les fonds de marchands pour garantir la sécurité. Ils iront jusqu'à payer la rançon pour Richard Coeur de Lion prisonnier en Orient. Ils prêteront même de l'argent à Philippe le Bel. Lors de l'arrestation massive de tous les Templiers, Philippe Lebel participe à l'entrée dans l'enclos du temple à Paris. Les Templiers sont « connus » pour leurs richesses. Où mieux qu'à Paris dans cet enclos fermé, le trésor de Templiers pourrait-il être dissimulé ? Ni Philippe le Bel, ni aucun inquisiteur ne trouvera « ce trésor ».
- Si le trésor des Templiers est bien un trésor financier, celui-ci a disparu juste avant les arrestations. Certains Templiers auraient été prévenus de l'attaque et auraient quitté leur commanderie avec le trésor. Il n'a pas ce jour pas été retrouvé.
- Si le trésor de Templiers n'est pas financier, il serait alors d'ordre spirituel. Cette hypothèse peut être avancée en tenant compte du temps passé par les Templiers en Orient, où ils ont côtoyé différentes civilisations possédant chacune des connaissances et des croyances différentes. Ils ont apporté des techniques novatrices (voir inconnu) permettant la construction des cathédrales. On peut alors penser que les rencontres qu'ils firent au cours de ces deux siècles, leurs permirent d'acquérir de nombreuses connaissances. Il n'est pas impossible non plus, qu'ayant vécu en Terre Sainte, et côtoyant de très près d'autres religions, ils finirent par « découvrir » un secret très important au niveau religieux. Dans ce cas, il était aisé de comprendre le souhait du Saint-Siège de se débarrasser d'un ordre puissant, numérairement important, ayant des croyances différentes, ou modifiées par rapport aux règles de l'Eglise. Cette même puissance gêne évidemment le roi de France qui dans sa volonté d'étendre son pays se voit limiter sur son propre sol par un ordre religieux indépendant.
 sceau des templiers |
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HISTOIRE
L'éphéméride du samedi 9 mai
9/5/2009
9 mai 1774: décès de Louis XV
Arrière petit-fils du roi Louis XIV, Louis XV monta sur le trône en 1715, à l'âge de cinq ans. Mais le pouvoir fut exercé jusqu'en 1726 par le régent Philippe d'Orléans qui le maria à Marie Leszczynska, puis par le cardinal de Fleury jusqu'en 1743. Le roi décida alors de régner lui-même mais, toujours à l'écoute de ses favoris ou de ses maîtresses -Mme de Pompadour, Mme du Barry-, il se montra très versatile. Son règne, pourtant favorisé par une bonne conjoncture économique, est marqué par une politique étrangère désastreuse -avec notamment la Guerre de Sept ans qui marqua la fin des possessions coloniales françaises et consacra la suprématie anglaise- et par la montée de l'opposition parlementaire, soutenue par le mouvement des philosophes et de l'Encyclopédie. S'il laissait, à sa mort, une monarchie affaiblie, Louis XV, longtemps surnommé "le Bien-Aimé", avait en revanche largement contribué au rayonnement de la civilisation française à travers l'Europe.
Cela s'est aussi passé un 9 mai:
1978 -- Le corps criblé de balles d'Aldo Moro, ancien président du Conseil italien enlevé 54 jours plus tôt, est découvert dans le coffre d'une voiture garée dans le centre de Rome.
1976 -- Ulrike Meinhoff, co-fondatrice de la "bande à Baader", est trouvée morte dans sa cellule à Stuttgart: l'enquête conclut au suicide.
1968 -- Les négociateurs américains et vietnamiens se rencontrent à Paris pour des négociations de paix préliminaires.
1967 -- Le vice-président indien Zakir Hussein devient président; c'est le premier musulman à occuper ces hautes fonctions.
1955 -- La République fédérale d'Allemagne est admise à l'OTAN.
1949 -- Accession du prince Rainier au trône monégasque.
1946 -- Le roi d'Italie Victor-Emmanuel III abdique en faveur de Humbert II: la République italienne est proclamée.
1944 -- Les forces soviétiques libèrent Sébastopol.
1936 -- L'Italie annexe l'Abyssinie.
1933 -- Premier autodafé de 25.000 livres par les nazis à Berlin.
1926 -- Les Américains Richard Byrd et Floyd Bennett effectuent le premier survol en avion du Pôle Nord.
1877 -- La Roumanie profite d'une guerre russo-turque pour proclamer son indépendance.
1814 -- Les cosaques campent sur les Champs-Elysées.
1788 -- Une motion parlementaire est votée en Angleterre en vue de l'abolition du commerce des esclaves.
1774 -- Décès du roi de France Louis XV, né en 1710.
1769 -- Bataille de Ponte Novo: défaite des Corses hostiles au rattachement à la France.
1573 -- Henri, duc d'Anjou (futur Henri III de France), est élu roi de Pologne.
1502 -- Christophe Colomb quitte Cadix, pour son quatrième et dernier voyage au Nouveau-Monde.
1469 -- Traité de Saint-Omer: Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, s'allie avec le duc d'Autriche et lui rachète la Haute-Alsace.
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